Planter un arbre peut sembler simple.
On choisit une essence que l’on aime, on trouve un emplacement disponible dans le jardin et on plante.
Mais l’arbre que vous installez aujourd’hui n’aura probablement plus grand-chose à voir avec celui que vous regarderez dans dix ou vingt ans.
Il aura grandi.
Son houppier se sera développé.
Ses racines auront occupé davantage d’espace.
L’ombre qu’il projette aura évolué.
Et sa présence aura peut-être modifié une partie des usages de votre jardin.Le bon emplacement n’est donc pas seulement celui qui convient au jeune arbre que vous plantez aujourd’hui. C’est celui qui conviendra encore à l’arbre adulte de demain.
Avant de sortir la bêche, voici 7 questions essentielles à se poser.
C’est probablement la première question.
Et pourtant, lorsqu’on achète un jeune arbre de deux ou trois mètres, il est parfois difficile d’imaginer le volume qu’il pourra occuper à maturité.
Selon l’essence et les conditions dans lesquelles il pousse, son développement peut être important.
Il faut donc regarder au-delà de sa hauteur actuelle et anticiper :
- sa hauteur à maturité ;
- la largeur de son houppier ;
- son port ;
- la vitesse de sa croissance ;
- l’espace dont il aura besoin pour se développer harmonieusement.
Un arbre trop grand pour son emplacement pourra nécessiter des interventions régulières pour contenir son développement.
À l’inverse, choisir dès le départ une essence dont les dimensions adultes correspondent à l’espace disponible permet de laisser l’arbre se développer plus naturellement.
On plante souvent un arbre pour obtenir de l’ombre.
Mais encore faut-il que cette ombre tombe au bon endroit.
Sur une terrasse en plein été, elle peut devenir particulièrement appréciable.
Sur une partie du jardin où l’on souhaite conserver beaucoup de lumière, elle peut au contraire devenir gênante.
La position du soleil évolue au cours de la journée et selon les saisons.
Il faut donc réfléchir à la fois à l’emplacement de l’arbre, à son développement futur et à la zone que son houppier pourra ombrager.
La bonne question n’est pas seulement :
« Où puis-je planter cet arbre ? »
Mais aussi :
« Où ai-je réellement besoin de son ombre demain ? »
La proximité d’un arbre avec une construction mérite d’être réfléchie dès la plantation.
Maison, terrasse, muret, piscine, allée, clôture…
Tous ces éléments occupent durablement l’espace.
Un arbre doit pouvoir développer sa partie aérienne et son système racinaire sans entrer inutilement en conflit avec les aménagements qui l’entourent.
Il faut également anticiper les contraintes pratiques : branches à proximité d’une toiture, feuilles au-dessus d’une terrasse ou d’une piscine, passage devenu trop étroit lorsque le tronc et le houppier auront pris de l’ampleur.
Quelques mètres qui semblent inutiles autour d’un jeune arbre peuvent devenir précieux lorsqu’il atteint sa taille adulte.
On regarde naturellement ce qui pousse au-dessus du sol.
Mais une partie essentielle de l’arbre se développe sous nos pieds.
Le système racinaire a besoin d’un environnement lui permettant de s’installer et de contribuer à l’alimentation et à la stabilité de l’arbre.
La nature du sol, son volume disponible, son éventuel compactage et la présence d’obstacles doivent donc être pris en compte.
Un petit carré de terre coincé entre une terrasse, une allée et un mur n’offre pas les mêmes possibilités qu’une zone largement ouverte du jardin.
Penser à l’arbre, c’est donc aussi penser au sol dont il disposera.
C’est l’une des questions les moins visibles… et pourtant l’une des plus importantes.
Un jardin peut être traversé par différents réseaux : eau, électricité, assainissement, télécommunications, arrosage ou autres installations enterrées.
Avant certains travaux de plantation, il est donc important de savoir ce qui se trouve sous le sol.
Il faut également réfléchir aux équipements que l’on pourrait souhaiter installer plus tard.
Une future terrasse ?
Un éclairage extérieur ?
Un système d’arrosage ?
Une piscine ?
Une extension ?
Un arbre est destiné à rester longtemps. Son implantation doit donc être compatible avec les équipements actuels, mais aussi autant que possible avec les projets futurs.
Un arbre ne connaît pas les limites cadastrales.
Ses branches se développent.
Ses feuilles tombent.
Son ombre se déplace.
Et sa présence peut être ressentie très différemment selon son emplacement.
Planter à proximité d’une limite séparative suppose donc d’anticiper son développement et de tenir compte des règles applicables ainsi que de l’environnement immédiat.
Mais au-delà de la seule question réglementaire, il est intéressant de raisonner en termes d’usage.
L’arbre peut-il créer une ombre importante chez le voisin ?
Son développement risque-t-il de conduire à des tailles répétées ?
Aurait-il davantage de place quelques mètres plus loin ?
Un bon emplacement aujourd’hui peut éviter bien des contraintes demain.
On pense rarement à l’entretien futur lorsqu’on plante un jeune arbre.
Pourtant, le choix de l’essence et de son emplacement aura des conséquences.
Un arbre qui dispose de suffisamment d’espace pour développer naturellement son port peut demander moins d’interventions correctives qu’un sujet constamment contraint par une façade, une limite de propriété ou un passage.
D’autres caractéristiques peuvent également compter selon l’emplacement : chute des feuilles ou des fruits, bois mort, proximité d’une terrasse ou d’un stationnement, surveillance ou taille éventuelle.
L’objectif n’est évidemment pas de choisir un arbre qui ne demandera jamais d’attention.
Il s’agit de se demander :
« Est-ce que cet arbre pourra vieillir ici dans de bonnes conditions ? »
C’est probablement l’une des meilleures questions à poser avant de planter.
Et l’esthétique dans tout ça ?
Elle compte évidemment.
Un arbre peut structurer un jardin, créer un point focal, accompagner une terrasse, masquer une vue ou donner de la profondeur à une parcelle.
Mais son esthétique doit être pensée avec les autres critères.
Le plus bel arbre n’est pas nécessairement celui que l’on trouve le plus spectaculaire dans une pépinière.
C’est celui qui trouve naturellement sa place dans le jardin et peut y développer son caractère sans devenir une contrainte permanente.
Comment choisir l’emplacement d’un arbre dans son jardin ?
Il faut notamment prendre en compte sa taille adulte, son exposition, l’ombre qu’il créera, l’espace disponible pour son développement, la proximité des constructions, des réseaux et des limites de propriété ainsi que son entretien futur.
À quelle distance planter un arbre de la maison ?
Il n’existe pas une distance unique valable pour tous les arbres et toutes les situations. Elle dépend notamment de l’essence, de son développement adulte, de son système racinaire et des caractéristiques de la construction et du terrain. Il est préférable de raisonner à partir de la taille future de l’arbre plutôt que de ses dimensions lors de la plantation.
Peut-on planter un arbre près d’une terrasse ?
Oui, à condition d’anticiper son développement, ses racines, son ombre future et les éventuelles chutes de feuilles ou de fruits. L’emplacement et l’essence doivent être choisis en fonction de l’usage de la terrasse.
Comment savoir quelle ombre donnera un arbre ?
Il faut tenir compte de son emplacement, de son port et de son développement adulte ainsi que de la course du soleil. L’ombre évoluera également selon les heures et les saisons.
Pourquoi faut-il vérifier les réseaux avant de planter un arbre ?
La présence de réseaux enterrés peut conditionner l’emplacement de la plantation et les travaux nécessaires. Les identifier permet également d’anticiper les éventuelles interventions futures sur ces équipements.